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Le numérique c’est fantastique

Rencontre avec Serge Ploué, responsable du pôle numérique de l’ENSEEIHT.

 

YaDuDoss : Peux-tu te présenter rapidement ?

 

Serge Ploué : Je m'appelle Serge Ploué, depuis 2004 je travaille à l’ENSEEIHT au sein de ce que l’on appelait précédemment le service informatique et qui aujourd’hui se nomme la DSIN, la direction des services du numérique de l'INP. Cette réorganisation a eu lieu il y a bientôt quatre ans, et j’occupe le poste de responsable adjoint du pôle SPIPT (Support et ingénierie du poste de travail) et parallèlement je suis le responsable du support numérique au sein de l’ENSEEIHT.

 

YDD : Depuis ton arrivée il y a 18 ans, quelles sont les principales évolutions que tu as pu observer ?

 

SP : Quand je suis arrivé, il y avait déjà quatre techniciens. Maintenant, il n’y en a plus que deux. J'ai tout de suite eu la mission de gérer les techniciens du pôle support. On a fait évoluer les systèmes. A l'époque on était sur du NT4, on est passé à du X. J'ai commencé petit à petit à uniformiser les choses, à travailler essentiellement sur les configurations enseignement, à les homogénéiser. Précédemment, elles étaient réparties entre les hydro qui avaient leurs propres salles, entre les 3EA, qui avaient eux aussi leur propre salle et bien sur les SN avec les salles sous Solaris. Petit à petit, j'ai réussi à unifier tout ça. La configuration, c'est un peu mon dada. L’idée est de donner des outils simples, universels, dont tout le monde se sert en permanence, qu'il s'agisse d'étudiants, d'enseignants et bien sûr de l'administration.

 

YDD : C'est quoi une journée type de Serge Ploué ?

 

SP : J’arrive le matin sans trop savoir ce que je vais faire. Je réfléchis aux outils qu’on va pouvoir mettre en place ou faire évoluer. Mais en ce moment, ce n’est pas tout à fait le cas puisqu'on travaille sur deux gros projets planifiés, notamment avec les gens de Dell. On veut faire évoluer une plateforme relativement moderne qu'on appelle le VDI (Virtual Desktop Infrastructure) qui permet de gérer une ferme qui fabrique des machines virtuelles permettant aux gens de travailler.

 

YDD : Concrètement, ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que ça suppose comme changement ?

 

SP : Même avec un poste virtuel il y a toujours une machine, sauf qu'elle est hébergée dans une ferme. Cette ferme est à l’espace Clément Ader (DROcc-PCI), qui héberge déjà le calculateur de Météo France mais aussi nombre d'équipements des services communs de l'INP. Ainsi tous les serveurs applicatifs, tous les outils dont vont avoir besoin les services support de l'INP (comptabilité, scolarité, STI…) sont déjà hébergés dans ce data-center. Les fermes VDI dédiées à l’administration et à l’enseignent le sont également.

YDD : C'est quoi l'avantage pour les usagers ?

 

SP : L'accès est simplifié. Depuis un simple navigateur web l’usager peut se connecter où qu'il soit, sans être obligé de passer par des outils spécifiques de type VPN qui est également un peu dangereux parce qu'à partir du moment ou ta machine est vérolée, il se peut que cette vérole se propage via le VPN à tout le réseau intérieur de l'établissement. Grâce à la ferme, on passe par un navigateur et on ne craint pas ce genre d'infection. De plus cela permet de faire évoluer des modèles de façon très rapide puisqu'on va faire évoluer un outil et le mettre à disposition dans les cinq minutes qui suivent à l’ensemble des utilisateurs.

 

YDD : Quand cela sera-t-il mis en place ? Quels seront les délais de déploiement ?

 

SP : C'est déjà mis en place. En fait, ça existait, mais on était un peu plus dans le cousu main. Jusqu'à présent, on donnait des machines individuelles aux personnes et finalement, je me suis rendu compte qu’on perdait du temps puisqu'on les faisait évoluer de façon individuelle. Pour peu qu'une personne ait installé tel ou tel logiciel, si on écrasait la machine, on était obligé de réinstaller ce logiciel. Et finalement, ce n'était pas très rationnel. Donc là, je pars sur un autre modèle qui est un modèle unique. C'est simplement une boîte à outils dans laquelle on met les outils utilisateurs.

Par exemple, dans le cadre du télétravail au niveau des personnels administratifs, j’ai réalisé une synthèse du travail qu'on avait commencé il y a quatre ans. Maintenant, tout le monde travaille sur un nouveau modèle, peut-être pas parfait, mais qui est fonctionnel. Ça suppose des contraintes nouvelles pour les utilisateurs, ça les oblige à changer leurs habitudes. Donc il y a eu beaucoup d'accompagnement ces dernières semaines.

 

YDD : Une fois ce projet bouclé, si tu avais une baguette magique, quel est le projet que tu souhaiterais voir mis en place dans un futur proche ?

 

SP : C'est sans fin. Je suis en permanente réflexion sur le poste de travail idéal. C'est pour ça que je que je garde systématiquement le contact avec l'utilisateur final. J'aime être en contact avec les gens, les écouter. Personnellement, je n'ai pas d'envies spécifiques, mais j'aime faire plaisir aux gens, répondre à leurs attentes, tout simplement, voir où sont leurs freins ou leurs frustrations et leur offrir les outils dont ils ont besoin de la façon la plus simple possible.

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